Après la mer d’Alexandre Feraga

Tout Avec Presque Rien
Après la mer d'Alexandre Feraga
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Bande-annonce

Imaginez, vous venez d’avoir dix ans. Ce sont les premiers jours des grandes vacances. Ce livre aurait pu raconter l’histoire d’amour entre Alexandre et Dorothée. Aimer à dix ans, c’est une affaire sérieuse !  

Au lieu de cela, Alexandre Feraga nous révèle comment à cet avant-goût de paradis s’est superposé un véritable enfer. 


Festival des cinq continents

Tout avec presque rien présente ce podcast dans le cadre du Festival des cinq continents, organisé par la Maison française à New York à partir du 22 mars 2021, en partenariat avec l’Organisation Internationale de la Francophonie. 
« Après la mer » d’Alexandre Feraga a obtenu la mention spéciale du jury pour le Prix des cinq continents en 2019. 

Découvrez ou redécouvrez la programmation, retrouvez-nous sur les pages du site :  
https://as.nyu.edu/maisonfrancaise/Calendar/programs/5-continents-festival.html


Citations


La question de l’identité

De quel pays sommes-nous vraiment ? Celui qui nous a vu naître ? Celui où nos parents ont leurs racines ? Comment s’imposent nos appartenances ? de gré ? de force ? et surtout… comment se construit l’identité ? 

La question de l’identité est abordée dans l’Antiquité à partir d’un épisode de la vie de Thésée, ce roi que l’on connaît pour avoir vaincu le minotaure. Voici l’extrait du texte original rédigé par Plutarque au 1er siècle après JC :  

Le vaisseau sur lequel Thésée s’était embarqué avec les autres jeunes gens, et qu’il ramena heureusement à Athènes, était une galère à trente rames, que les Athéniens conservèrent jusqu’au temps de Démétrios de Phalère. Ils en ôtaient les vieilles pièces, à mesure qu’elles se gâtaient, et les remplaçaient par des neuves qu’ils joignaient solidement aux anciennes. Aussi les philosophes, en se disputant sur ce genre de sophisme qu’ils appellent croissant, citent ce vaisseau comme un exemple de doute, et soutiennent les uns que c’était toujours le même, les autres que c’était un vaisseau différent. 


Une anecdote que nous confie l’auteur

« Pendant l’écriture d’Après la mer, j’ai cherché des livres pour me documenter, notamment sur le désert Algérien. J’ai trouvé ce livre chez un bouquiniste. En le feuilletant chez moi, j’ai découvert deux tirages photos coincés à l’intérieur. Sur l’un d’eux, on peut voir un petit garçon qui pourrait être Idir, avec en arrière-plan, la fameuse tente dans laquelle il vit! Le plus incroyable, c’est que lorsque j’ai trouvé ces photos, le personnage d’Idir existait déjà dans ma tête et sur le papier. J’ai eu un pincement au cœur en tombant sur la photo de cet enfant posant à côté de son père. Père qui a manqué à Idir en fiction, et qui m’a manqué en vrai. »

Alexandre Feraga


L’identité narrative

« Et mon père est maintenant ce lieu qui se prépare dans les frontières de l’oubli. » 

Arnaldo Calveyra, Le livre du miroir

En exergue du dernier chapitre, Alexandre Feraga cite un auteur argentin, qui dans son ouvrage Le livre du miroir se définit à travers des images transfigurées des souvenirs d’enfance.  

Alexandre Ferraga revient à plusieurs reprises sur la façon dont une personnalité se construit à partir de ce que l’on imagine, ce que l’on raconte ou que l’on SE raconte.  

Le philosophe Paul Ricœur appelle ce processus « l’identité narrative ». Dans son ouvrage Temps et récit (1983), il démontre à quel point l’identité du soi n’est pas une donnée immédiate de la conscience mais résulte des récits que nous faisons de nous-mêmes, des actions que nous retenons comme cohérentes dans notre évolution.
En 1990, lors des conférences qui donneront lieu à son ouvrage Soi-même comme un autre, Paul Ricœur étudie particulièrement l’importance de la place d’autrui dans cette émergence du soi. 

« L’humanité devient le sujet d’elle-même en se disant. »

Paul Ricœur, Temps et récit

Autoportrait

Enfant, Alexandre Feraga se décrit ainsi :

« Grand maigre, désaccordé dans ses mouvements, mon corps était comme un vêtement trop ample. »

Tout avec presque rien l’invite aujourd’hui à faire son autoportrait :


Alexandre Feraga commente les exergues qu’il a choisies : 

« Il ne faut pas laisser la vie détruire le rêve. »

Goliarda Sapienza, L’art de la joie

L’enfance devrait être la période la plus luxuriante en matière de rêves, de pensées aériennes, détachées du confort de la « normalité ». J’ai été arraché à cette période dorée de l’existence, pour autant, je n’ai cessé de croire en la vie, dusse-t-elle se dérouler dans mes romans.  

« S’agissant du passé, on écrit tous de la fiction. » 

Stephen King, Joyland

Les regrets, les remords, la nostalgie, le manque, viennent patiner la matière vivante de la mémoire. Les gens du passé, ne me viennent jamais deux fois identiques.  


Publications d’Alexandre Feraga

2014
2015
2017
2019
2020

Musiques

J’ai un scoop ! Alexandre Feraga écrit en musique ! 
Il nous a donné une liste de musiques qui l’ont accompagné pendant l’écriture de ce livre, la plupart de ces titres ont habillé notre podcast : 

Remenbering de Avishai Cohen Trio
Criminal de Fiona Apple
New gardens de Olivier Bogé
Blue Maqams de Anouar Brahem
Seven seas de Avishai Cohen
Don’t Buy Ivory Anymore de Henri Texier
Nu Nu d’Avishai Cohen
Angel’s Dance d’Airelle Besson
Jazz et Châabi d’Azawan
Astrakan Café de Anouar Brahem

Voici les autres titres présents dans notre podcast :
Caroline de MC Solar
Your eyes de Vladimir Cosma

Le générique est extrait du titre L’instant magique d’Alex Pardossi
Youtube