1984, de George Orwell

1984, de George Orwell
Voyages littéraires

 
 
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Bande-annonce

1984, un roman de circonstance, écrit pourtant en 1949 par George Orwell. 
Le futur pour Orwell, le passé pour nous. L’occasion de faire un bilan… Où en est notre monde ? 
Une traversée du le roman à travers une sorte d’histoire de la musique : David Bowie, Muse, Radiohead, Rage against the machine, etc. Tous ont été inspirés par cette histoire visionnaire.


Citations


« Jour par jour, le passé était mis à jour. On pouvait ainsi prouver, avec documents à l’appui, que les prédictions faites par le Parti s’étaient trouvées vérifiées. L’Histoire tout entière était un palimpseste gratté et réécrit aussi souvent que c’était nécessaire. » 

Photo prise dans une rue de Paris

Inspirations

George Orwell était un journaliste engagé. Avant d’écrire son roman, il publie des articles sur des foyers ouvriers misérables et sur les chômeurs dans les quartiers sinistrés de Londres, dans l’immédiat après-guerre. 
Dans sa correspondance, il considère « 1984 » comme une réflexion et un avertissement contre les totalitarismes.  
Il s’inspire de la dystopie de Levgeni Zamiatine intitulée « Nous » parue en 1920, et par la société décrite dans « La Kallocaïne », un roman de Karin Boyle daté de 1940, évoquant la délation et la trahison des proches dans un régime totalitaire. 

Quant à « Big Brother », George Orwell s’inscrit dans les premières craintes liées aux débuts de la télévision. Déjà dans le film « Les temps modernes », en 1936, Charlie Chaplin est rappelé à l’ordre par un écran géant où apparaît le patron qui le suit des yeux…  
Une angoisse reprise sous diverses formes en littérature et en cinéma, des écrans géants interactifs sur le mur des maisons, inventés en 1953 par Ray Bradbury dans « Farenheit 451 », jusqu’à l’ordinateur Hal 9000 qui surveille le vaisseau imaginé en 1968 par Stanley Kubrick dans « 2001 : l’Odyssée de l’espace ». 


Ridley Scott

En 1984 précisément, Ridley Scott réalise ce film publicitaire pour le lancement d’un ordinateur à usage privé. Un petit chef d’œuvre intemporel, époustouflant de réalisme et d’actualité : 


Cinéma

En 1984, l’adaptation du roman est portée au cinéma par Michael Radford. 
John Hurt joue Willson Smith avec subtilité.
Le film s’ouvre sur la phrase suivante : « Qui gouverne le passé gouverne le présent. Qui gouverne le présent gouverne l’avenir. »


Impressions de lecture

Au-delà des réflexions politiques et psychologiques, Orwell établit que la stratégie première d’un gouvernement pour détruire un homme ou une société, c’est d’effacer son passé. La plus grande manipulation qu’un chef d’état puisse exercer sur son peuple, c’est falsifier son histoire, ou pire, la nier. 
En cela Orwell nous emporte dans une sorte de nihilisme vertigineux.  
Winston est encore d’une génération en lutte contre sa propre raison et ses propres souvenirs. Nul doute que les générations futures seront beaucoup plus simples à soumettre et à diriger, puisqu’aucune résistance ne s’opposera au contrôle de leurs pensées. 

1984, c’est l’histoire d’un monde où le réel est ni plus ni moins ce que l’on nous dit qu’il est ; un monde où la délation est encouragée, où l’on finit par avoir peur de ses propres enfants, si différents… 


Musiques

Voici des références musicales directement inspirées par ce roman de George Orwell. Pour certains titres, le clip est si beau que je n’ai pas résisté à indiquer le lien !

1974 : Diamond Dog de David Bowie, un album entier inspiré par le roman. La famille d’Orwell n’ayant pas cédé les droits, David Bowie a néanmoins conservé l’univers et la thématique du roman. On trouve notamment dans l’album les titres cités dans le podcast : Rebel rebel, et Big Brother

1984: 1984 (For the love of Big Brother) album de la bande originale du film Nineteen eighty-four réalisé par Michel Radford en 1984, comprenant des titres des Eurythmics et des titres de Dominic Muldowney

1997 : Karma Police de Radiohead, extrait l’album OK Computer

1999 : Testify de Rage against the machine, extrait de l’album The Battle of Los Angeles

2001 : Undisclosed Desires de Muse, extrait de l’album Origin of Symetry

2003 : The bitter end de Placebo, extrait de Sleeping with Ghosts

2003 : 2 + 2 = 5 de Radiohead, extrait de l’album Hail to the Thief

2007 : Ubers Ende der Welt de Tokio Hotel, extrait de l’album Zimmer 483

2007 : Welcome to 1984 d’Antiflag

2009 : Resistance, de Muse, titre qui a donné son nom à l’album

2009 : United States of Eurasia de Muse, extrait de l’album Resistance

2012 : The Future is Now de Offspring, extrait de l’album Days Go By


Retrouvez ces titres sur notre chaîne Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCm2N4nPgGscR_nWKgO0F1qA  

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Le générique de notre podcast est extrait du titre L’instant magique d’Alex Pardossi


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